Né à Saint-Louis du Nord un 19 Février, Kébert Bastien de son nom d’artiste “KEB” est créolophone dans toutes ses Entrailles. Dès l’âge de 6 ans, les pas de Kébert Bastien allaient se diriger vers la musique. Une musique mêlée de paroles bafouées par les conditions de notre vie de tous les jours. Orphelin de père, les musiques de l’artiste ne cachent pas les mots. Kébert nous dit qu’il croit que la seule façon de survivre aux tempêtes incessantes que le mental peut est de pouvoir chanter ses pensées et la réalité de son Pays sans contrainte.
À partir de 2001, il écrit et compose ses premières chansons qu’il chante dans le cadre amical, et à diverses activités culturelles de la jeunesse francophone du Nord’Ouest au jardin de l’alliance française de Port-de-Paix. Il fait déjà preuve de cette puissance lyrique tant dans les textes que dans son interprétation encore trop teintée d’exotisme qui rebute sa maman.
Le 30 Mai 2014 à compter de 3hres PM, à la Faculté des Sciences Humaines, KEB chante et signe “MERDE”, son premier album pendant qu’un autre album est déjà en cuisine.
Mag Haiti à KEB: qu’est-ce que vous attendez du grand public?
KEB: le public haïtien est un public avisé qui sait apprécier ce qui a de la valeur mais il est trop passif. J’espère qu’il s’active de manière à faire naitre un mouvement social visant le changement radical de la vie en Haïti.
Mag Haiti: la musique et l’école (Diplomatie /sociologie), préférez- vous l’une à l’autre?
KEB: la militance. Mpa janm bay vag ak anyen jodijou, lekol ak mizik se 2 pye bwa e tout jèn ta dwe reprezante rasin yo.
Mag Haiti: Présentez-nous les titres de l’album KEB.
Merde qui traduit un cri de révolte et que chante déjà toute Haïti grâce à la sortie de la vidéo, Lavi, Grangou, Palè Nasyonal (nan pale nasyonal kabrit moute do chen, nan pale nasyonal yo kòchel san senyen…), Tito (un ramase de la vie de nos parle-menteurs), Tikonkonm (yon jenn jan kap koze an kreyòl ak yon flò dizè…), le chou (présentant la situation d’un jeune homme solitaire désirant une femme sans corps et sans nom), l’inégalité (pour le monde qui va mal…), Sorry, Rekonstriksyon, Kay Masèl (traitant de certains proverbes ronflant d’Haïti).
Mag Haiti: toute l’équipe vous souhaite bon succès et que ta musique traverse les frontières.
KEB: Merci!
Bendy GÉNESTANT


