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“Pyongyang utilise la provocation pour tenter de faire peur”

Mag Haiti by Mag Haiti
March 12, 2013
in Uncategorized
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En multipliant les menaces à l’encontre de son voisin sud-coréen et des Etats-Unis, la Corée du Nord semble vouloir affirmer sa détermination à tenir tête à la communauté internationale dans le bras-de-fer qui s’est engagé sur son programme nucléaire. L’Etat communiste savait pourtant qu’il s’exposait à de nouvelles sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies, lorsqu’il a procédé, le 12 février, à son troisième essai nucléaire depuis 2006. Le vote de ces sanctions, vendredi 8 mars, a été accompagné d’une escalade rhétorique dangereuse, aux accents belliqueux, entre Pyongyang, Séoul et Washington. Après avoir rompu les pactes de non-agression signés en 1991 avec Séoul, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a désigné, mardi 12 mars, une petite île sud-coréenne proche de la frontière maritime entre le Sud et le Nord comme première cible en cas de conflit.

Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), décrypte cette montée des tensions dans la péninsule coréenne.

Comment analyser les menaces proférées contre le régime nord-coréen à l’encontre de la Corée du Sud et des Etats-Unis ? La Corée du Nord est-elle prête à s’engager dans une escalade militaire ?

Valérie Niquet. Ces menaces du régime nord-coréen ne sont pas nouvelles. Elles sont récurrentes quand des sanctions des Nations unies sont adoptées. D’une part, Pyongyang utilise la provocation et la surenchère pour tenter de faire peur. Il le fait toutefois sans espoir réel, car le régime nord-coréen a compris qu’il avait très peu de moyens de pression et d’influence sur les Etats-Unis et la Chine. Ces menaces comportent une part de bluff, car les capacités d’action du régime nord-coréen sont limitées. On ne peut toutefois pas évacuer la possibilité d’un geste inconsidéré, désespéré de la Corée du Nord. D’autre part, ces menaces s’inscrivent dans une dimension de politique intérieure. A la suite des sanctions de l’ONU, Kim Jong-un doit démontrer sa puissance et qu’il ne se laissera pas intimider par les ennemis extérieurs. Mais, si Kim Jong-un va trop loin, il s’expose à des ripostes dangereuses pour le régime lui-même, dont le principal objectif est de survivre.

Depuis les années 1990, le régime de Pyongyang utilisait le chantage et cela marchait. On avait peur de la Corée du Nord, donc on acceptait de négocier : avec les négociations à 5+1, la fourniture d’une aide au régime pour développer le pays. Cela a permis au régime nord-coréen de gagner du temps pour développer parallèlement ses capacités ballistiques et nucléaires. Face à ce constat, il y a eu un changement de politique américaine. Comme le dialogue n’a pas empêché la prolifération nucléaire, les Américains s’opposent désormais à tout dialogue sans contrepartie et ont adopté une attitude de patience stratégique.

Quelle est la position actuelle de la Chine, traditionnel allié de la Corée du Nord, face à la stratégie de provocation de Pyongyang ?

Les dirigeants chinois sont ennuyés par la stratégie de provocation de la Corée du Nord, qui va en partie contre leurs intérêts. Premièrement, la multiplication des provocations nord-coréennes entraîne un rapprochement entre les Etats-Unis et son allié sud-coréen. La mise en œuvre de manœuvres militaires conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud renforce la présence militaire américaine dans la région, ce qui n’est pas bon pour les intérêts stratégiques de la Chine. Deuxièmement, la Chine a intérêt à ce que la Corée du Nord se développe économiquement pour pouvoir développer ses échanges. Par ailleurs, en terme d’image, c’est de plus en plus négatif pour la Chine d’apparaître comme le seul allié de la Corée du Nord.

Il y a toutefois des limites à ce que la Chine est prête à faire contre la Corée du Nord. Elle a voté les sanctions, comme chaque fois auparavant, pour montrer qu’elle est responsable. Les appliquer est autre chose. Elle n’a jamais utilisé les moyens d’action dont elle dispose pour l’application de ces sanctions. La Chine n’est pas prête à prendre des mesures qui entraîneraient l’effondrement rapide du régime nord-coréen. Elle est le premier partenaire économique de Pyongyang sur tous les plans (énergie, biens de consommation, infrastructures, aide et même transferts d’argent et trafics) et assure en cela la survie du régime nord-coréen. Si elle veut appliquer une pression contre la Corée du Nord, elle peut rompre toutes ces relations économiques. Peut-être le fera-t-elle. Pour le moment, elle n’y est pas prête, car cela créerait un vide à ses frontières.

Si les provocations nord-coréennes vont trop loin, on peut envisager que la Chine enverra des émissaires à Pyongyang et exercera des pressions en coulisse. La question demeure de savoir si ces pressions seront efficaces ou pas, dès lors que le régime nord-coréen est souvent braqué sur son discours nationaliste.

Quelles peuvent être les conséquences de ces nouvelles menaces sur les relations entre les deux Corées ?

La nouvelle présidente sud-coréenne est du même bord politique que son prédécesseur. Elle est opposée à la reprise du dialogue et à une aide inconditionnelle de son pays à la Corée du Nord sans contrepartie. Son élection est récente et elle est intervenue dans un contexte déjà tendu, avec la Corée du Nord réalisant un tir d’essai d’un missile de longue portée. Quand Kim Jong-un a été désigné, certains ont espéré que, comme il était plus jeune, l’opportunité se présentait pour une évolution stratégique de la Corée du Nord. Ça n’a pas été le cas. Il est resté sur la ligne militaire dure de son père et de son grand-père pour affirmer sa légitimité de chef militaire, qui défend la nation. La Corée du Nord veut un dialogue avec le Sud pour gagner du temps et obtenir une aide, mais elle refuse en contrepartie un contrôle effectif.

On est actuellement en pleine crise politique et stratégique, ce qui ne veut pas dire que cela débouchera obligatoirement sur une crise militaire. Si la crise se résoud par une intercession réussie de la Chine, une phase de dialogue pourra être réenclenchée entre les deux Corées.

Propos recueillis par Hélène Sallon

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