Le président américain Barack Obama a affirmé mercredi 13 mars dans un entretien télévisé que certaines attaques informatiques provenant de Chine et visant des entreprises ou des infrastructures américaines étaient “soutenues par l’Etat”.
“Nous avons vu une nette augmentation des menaces sur notre sécurité informatique. Certaines sont soutenues par l’Etat. D’autres sont soutenues par des criminels, a déclaré le président sur la chaîne américaine ABC. Nous avons été très clairs avec les Chinois, leur expliquant que nous attendons d’eux qu’ils respectent les conventions et les lois internationales.”
“Et nous allons avoir quelques conversations plutôt musclées avec eux, nous en avons déjà eues”, a-t-il ajouté, regrettant les milliards de dollars perdus à cause du pillage informatique de secrets industriels.
LA CHINE PRÊTE À COOPÉRER AVEC LES ÉTATS-UNIS
M. Obama a également mis en garde contre la “rhétorique belliqueuse” en cas de cyberattaques, appelant le Congrès à agir pour renforcer la sécurité informatique. “Il y a une grande différence entre le fait qu’ils soient engagés dans de l’espionnage informatique ou des cyberattaques et une vraie guerre”, a affirmé le président.
La Chine a affirmé mercredi qu’elle était prête à coopérer avec les Etats-Unis pour combattre la cybercriminalité, soutenant qu’elle était également la cible de telles attaques.”Ce qui est nécessaire dans le cyberespace, ce n’est pas la guerre mais plutôt la réglementation et la coopération”, a affirmé la porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying.
PÉKIN DÉJÀ ACCUSÉ EN FÉVRIER
Lundi, la Maison Blanche avait exhorté la Chine à prendre des mesures contre le piratage informatique et l’espionnage numérique, en prévenant que la communauté internationale ne pouvait pas tolérer de telles attaques.
Le 20 février, l’administration Obama avait promis une réaction “vigoureuse” aux vols de secrets industriels par des entreprises ou des pays étrangers, dans un document-cadre qui mentionnait de nombreux exemples de telles activités au profit d’entités chinoises. Pékin s’était alors vigoureusement défendu d’avoir mis sur pied une opération de grande envergure pour voler des secrets industrielswww.
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