À mes yeux, sans détour : la chronique de Wis
Miss Grand International (MGI) ! Je vous le dis sans détour, ce concours, d’une édition à l’autre, parvient toujours à me surprendre et à captiver mon attention. En effet, grâce à la créativité, aux idées novatrices et aux choix de production ingénieux de ses organisateurs, ainsi qu’aux performances extraordinaires de ses candidates, MGI, en quatorze ans d’existence, occupe pour moi la première place de mes préférences parmi les six prestigieuses compétitions internationales de beauté.
Pour cette quatorzième édition, organisée à Bangkok, en Thaïlande, l’organisation a une nouvelle fois relevé le défi. Du lancement de la compétition, le 18 septembre 2026, à la soirée finale du samedi 10 octobre 2026, elle a offert au public des spectacles riches en émotions, qui ont révélé les talents, la culture, les projets et le potentiel de chaque candidate.
En parlant de la soirée finale, quel moment magique, exceptionnel et historique, qui restera gravé dans les mémoires, particulièrement sur le continent africain et au sein de la diaspora afrodescendante ! En effet, le sacre de Jihan Mohin Dimachk, représentante de la Tanzanie et première Africaine à remporter la couronne d’or, constitue un tournant majeur pour les ambassadrices africaines, qui se sont classées durant des années au rang de dauphines.
Par ailleurs, au cours de cette soirée, les 25 demi-finalistes ont été soumises à différentes épreuves, notamment des défilés en bikini et en robe de soirée, ainsi que la présentation d’un discours autour du slogan du concours, « Non à la guerre et à la violence », suivie de deux autres séries de questions-réponses. Plusieurs titres et prix ont été attribués : l’Équateur (1re dauphine), les Pays-Bas (2e dauphine), le Guatemala (3e dauphine) et le Vietnam (4e dauphine). Six autres pays, la Côte d’Ivoire, Cuba, le Mexique, Porto Rico, la Thaïlande et le Venezuela, ont complété le palmarès en tant que 5es dauphines.
En outre, d’autres prix spéciaux ont été accordés pour les performances individuelles lors des activités préliminaires : « Prix du meilleur costume national », remporté par le Pakistan, la Thaïlande, les Philippines et Hong Kong ; « Prix de la meilleure performance en maillot de bain », pour la Côte d’Ivoire, félicitée sur les réseaux sociaux par Victoria’s Secret pour sa performance ; « Prix du meilleur talent », pour Porto Rico ; « Pays le plus influent » et « Vote du public », pour l’Équateur. Enfin, pour récompenser les directeurs nationaux, la Tanzanie a reçu la médaille d’or, et le Japon et les Philippines les médailles d’argent.
Pour ma part, je tiens à applaudir les efforts et la détermination de notre ambassadrice Estephanie Charles, même si elle n’a pas réussi à se qualifier parmi les 25 demi-finalistes. Sa qualification aurait pu être un motif de fierté, d’autant qu’Haïti ne s’est classée qu’une seule fois à Miss Grand International, en 2014, avec Lisa Drouillard, qui avait atteint le top 10. Toutefois, je dois souligner qu’avec son costume national inspiré d’un hibiscus, Miss Charles a pu se classer dans le top 15 des meilleurs costumes présélectionnés à partir des votes du public. Bravo et merci, Estephanie, de nous avoir dignement représentés. Puisses-tu avoir l’occasion de nous représenter dans d’autres compétitions internationales.
Bien que je ressente de l’amertume pour mon pays, je dois reconnaître en toute objectivité que Jihan Mohin Dimachk a fait un travail irréprochable tout au long de son parcours à Miss Grand International 2026. Sa victoire est amplement méritée. En effet, après avoir observé son aisance dans ses interactions avec les autres candidates et le public, son talent, ses performances lors des activités et ses interviews, j’ai confié à des amies passionnées par les concours de beauté : « It’s time for Africa, l’heure de l’Afrique a sonné ! »
Forte de son expérience à Miss Univers en 2017, Jihan a attendu près de dix ans avant de participer à Miss Grand International. Malgré plusieurs reports, elle a fait preuve d’une détermination remarquable et livré des prestations convaincantes lors des interviews et des défilés en costume national, en maillot de bain et en robe de soirée, jusqu’à décrocher cette couronne historique.
À cette performance s’ajoute la mobilisation exceptionnelle de ses compatriotes tanzaniens et de l’ensemble du continent africain, qui l’ont soutenue tout au long des diverses étapes de la compétition par leurs votes massifs. Cet élan de solidarité devrait servir de source d’inspiration et d’exemple aux Haïtiens et les encourager à offrir à leurs ambassadrices un accompagnement et un encadrement dignes de ce nom, afin d’améliorer leurs performances dans les concours internationaux de beauté.
Au terme de cette quatorzième édition, Miss Grand International confirme sa place parmi les grands chelems des concours de Miss, grâce à sa capacité à offrir un spectacle innovant, captivant, riche en suspense et en émotions. La diffusion de l’hymne national du pays de la gagnante pour clôturer la soirée a été l’un des moments forts, empreint de respect et de fierté. Ce sont ces petits détails qui font de MGI un rendez-vous annuel incontournable pour les candidates et les fans de concours.
Je souhaite que Miss Jihan connaisse un règne empreint d’influence, de voyages et d’accomplissements inspirants, particulièrement pour les jeunes femmes noires du monde entier. Puisse-t-elle laisser une marque indélébile dans les différents pays qu’elle visitera durant son année en tant que Miss Grand International 2026, comme l’a fait sa prédécesseure Emma Marie Tiglao, qui avait remporté la couronne pour son pays, les Philippines.
Vivement la 15e édition du concours, qui s’annonce déjà grandiose !
Wisline Louissaint
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