Pour la première fois en vingt ans, Livres en folie se déroule en deux jours, l’occasion pour les amants du livre de participer pleinement à ce grand évènement organisé depuis 1995 par Le Nouvelliste en collaboration avec Unibank. Mag Haiti s’est rendu à la première journée, elle vous livre son impression.
Il est 10 heures et demi au Parc Historique de la Canne à Sucre, plus d’une dizaine de personnes se précipitent à l’entrée, comme s’ils voulaient échapper à une tonne de poussière qui s’élève dans l’air pour nuire à leurs santés. Une participante se plaint en maudissant le Maire de la commune de Tabarre qui selon elle n’a rien fait pour changer cette situation tout en affirmant qu’elle ne reviendra pas jusqu’à ce cette maudite route soit bétonnée ou asphaltée.
Comme d’habitude, il y a un retard au niveau des paiements à onze heures, il était encore impossible de retirer son livre et à midi le parc était à moitié vide. Pourquoi ce désintéressement soudain pour la grande Foire du livre? Est-ce que le billet d’entrée qui est devenu trop cher (300 gourdes jeudi, 200 gourdes vendredi) qui décourage les visiteurs? Est-ce que Livre en folie est arrivé à un stade tel qu’il faudrait avoir de la publicité sur chaque centimètre du parc? Nous n’en sommes pas sûrs de toute façon.
Pour remédier au problème de poussière, les organisateurs ont pensé engager des camions d’eau pour arroser toute la route de Tabarre. Vers 2h PM, « van an vire » le grand public a répondu présent, ils ont fait le déplacement en masse pour venir supporter les auteurs haïtiens et quelques invités internationaux. 161 auteurs en signature et plus de 1.860 titres pour le bonheur des lecteurs.
Livres en folie est devenu une plateforme permettant à des institutions comme Miss Haiti de vendre leurs produits. Ce qui a retenu notre attention c’est le nombre d’étrangers qui a pratiquement doublé depuis l’année dernière : Yvan Amar, Michel Vézina, Christian Garcin, Valérie Marin, Madison Smartt Bell… Livres en folie première journée de vous à moi (en reprenant Sister M*) nous ne sommes pas si sûr de pouvoir faire un bilan.
Laguerre Carlens & Franciyou Germain Copyright © 2014 Mag Haiti

