• Accueil
  • Politique
    • Éditorial
    • Politique
    • Justice
    • Élection
    • International
  • Société
    • Société
    • Opinion
    • Éducation
    • Enquête
    • sondage
    • Elles
    • Biographie
    • Causerie
    • Sport
  • Économie
  • Culture
    • Culture
    • Musique
    • Mode
    • People
    • Art
    • K-naval
    • Gospel
  • Sport
  • English
  • Fact-check
Upgrade
Mag Haiti
ADVERTISEMENT
  • Accueil
  • Politique
    • Éditorial
    • Politique
    • Justice
    • Élection
    • International
  • Société
    • Société
    • Opinion
    • Éducation
    • Enquête
    • sondage
    • Elles
    • Biographie
    • Causerie
    • Sport
  • Économie
  • Culture
    • Culture
    • Musique
    • Mode
    • People
    • Art
    • K-naval
    • Gospel
  • Sport
  • English
  • Fact-check
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
    • Éditorial
    • Politique
    • Justice
    • Élection
    • International
  • Société
    • Société
    • Opinion
    • Éducation
    • Enquête
    • sondage
    • Elles
    • Biographie
    • Causerie
    • Sport
  • Économie
  • Culture
    • Culture
    • Musique
    • Mode
    • People
    • Art
    • K-naval
    • Gospel
  • Sport
  • English
  • Fact-check
No Result
View All Result
Mag Haiti
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Économie
  • Culture
  • Sport
  • English
  • Fact-check

Les grands fonds marins, un univers « majestueux » et « plein de vie »

Mag Haiti by Mag Haiti
January 25, 2014
in Uncategorized
0

Un univers abyssal « majestueux », d’une beauté à « couper le souffle », riche d’une vie hors du commun… C’est ainsi que Marie-Anne Cambon-Bonavita, chef de la mission Bicose (Biodiversité, interactions, connectivité et symbioses en milieux extrêmes), décrit les sites sous-marins explorés par la campagne océanographique en cours dans l’océan Atlantique.

Le 11 janvier, trente scientifiques de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), de l’université Pierre-et-Marie Curie et du Muséum national d’histoire naturelle de Paris, ont appareillé de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, à bord du navire Le Pourquoi Pas ?, pour une expédition d’un peu plus d’un mois. Après quatre jours de traversée, le navire s’est positionné au-dessus de la dorsale (chaîne volcanique de montagnes sous-marines) médio-atlantique, à mi-chemin entre la Guadeloupe et les îles Canaries. C’est là que nous avons joint par téléphone Marie-Anne Cambon-Bonavita.

Quel est l’objectif de cette campagne ?

Marie-Anne Cambon-Bonavita : Le but principal, le cœur de la mission Bicose, est de caractériser la diversité géologique et biologique ainsi que le fonctionnement des écosystèmes ultra-profonds.

Carte des fonds océaniques. Le navire de la mission scientifique Bicose est positionné (épingle rouge) au-dessus de la dorsale (chaîne volcanique de montagnes sous-marines) médio-atlantique, à mi-chemin entre la Guadeloupe et les îles Canaries

Nous allons étudier plus particulièrement deux sites, Snake Pit et TAG, à 3600 mètres de profondeur, sur la ride médio-atlantique, en plein milieu de l’Atlantique.

Comment accédez-vous à ces milieux ultra-profonds ?

Sur le Pourquoi Pas ? [le plus grand navire scientifique de l’Ifremer], nous disposons du Victor 6000, un robot télé-opéré doté d’instruments scientifiques, capable de travailler par 6000 mètres de fond. Il a déjà effectué trois plongées et il y en aura dix en tout, de longue durée (entre vingt-cinq et quarante-cinq heures).

Au cours de ces plongées, il peut réaliser des prélèvements de roches, d’animaux et de fluides, des relevés de la topographie des fonds marins, ainsi que des relevés photographiques, pour avoir une vue d’ensemble des habitats et des faciès géologiques. Il nous envoie en permanence, par câble, des images du fond que nous recevons en direct sur nos écrans.

Vos premières impressions ?

Ce qui nous a coupé le souffle, c’est l’aspect majestueux de ces sites. C’est absolument grandiose, avec des jeux de lumière magnifiques et beaucoup de contrastes de couleurs sur les cheminées hydrothermales, qui vont du blanc au gris et au noir, rehaussés par de l’orange. Tout autour nagent des crevettes blanches et orangées. C’est vraiment de toute beauté.

Que vous apprennent les plongées déjà effectuées sur la géologie des fonds marins ?

Les derniers relevés effectués dans ce secteur et les dernières cartes datent d’une vingtaine d’années. L’emprise de la zone hydrothermale au fond était mal connue. Un travail de cartographie très fine doit être fait. Nous avons découvert de nouvelles zones d’activité hydrothermales le long de la faille de la dorsale.

Une faune très diversifiée prospère autour des sites hydrothermaux, malgré la pression extrême, l'obscurité totale et les composés chimiques extrêmement toxiques dans lesquels elle baigne

Il ne s’agit pas de gros « fumeurs », ces grandes cheminées qui crachent des fluides chauds pouvant atteindre 400° C, mais de « diffuseurs », dont les fluides, qui sortent à une température d’environ 50° C, se mélangent à l’eau de mer. C’est un milieu d’aspect moiré, avec des anémones de mer, une profusion de crevettes et de moules, ainsi que des colonies microbiennes.

Qu’en est-il des ressources minérales ?

On connaissait déjà un peu la composition des roches de la zone hydrothermale, mais un gros travail d’inventaire est à faire. Nous prélevons des échantillons de roches et de sédiments que nous ne pouvons pas analyser à bord, mais que nous conditionnons et que nous préparons pour des études ultérieures en laboratoire.

Les zones hydrothermales ultraprofondes sont aujourd’hui très convoitées pour leurs ressources minérales : des sulfures métalliques – c’est-à-dire des mélanges de soufre et de minéraux présents dans la croûte océanique – riches en cuivre, en zinc, en cadmium, en plomb, éventuellement en or et en argent. Les concentrations peuvent être dix fois supérieures à celles des gisements terrestres.

S’agit-il d’ouvrir la voie à une exploitation de ces minéraux ?

Notre campagne a pour objectif une reconnaissance scientifique, dans la perspective d’un éventuel dépôt de permis minier par la France dans cette zone. Ce qui pourrait permettre d’y réaliser une exploration régulière dans les prochaines années, avant de passer peut-être – mais pas avant quinze ans – à une phase d’exploitation des ressources minérales. Il y a actuellement une forte pression des pays pour poser des jalons pour dans vingt ans.

Quelles sont les formes de vie dans cet environnement extrême ?

Quand nous avions fait les dernières plongées, voilà vingt ans, nous n’avions échantillonné que les sites actifs, c’est-à-dire les cheminées hydrothermales. Nous devons à présent étudier la faune des zones périphériques, inventorier les espèces et leur distribution, de manière à cartographier au mieux les habitats. Car ce sont ces zones périphériques qui seront impactées en cas d’exploitation minière. Outre des anémones de mer, on y trouve des crabes, des poissons de la famille des maquereaux, blancs et sans yeux… Et, dans les sédiments, il y a plein de petits vers, de petits crustacés.

Autour des "fumeurs", qui crachent des fluides chauds pouvant atteindre 400° C, vivent, en symbiose avec des bactéries, des moules et des crevettes de l'espèce Rimicaris exoculata

Sur les sites hydrothermaux actifs eux-mêmes, on trouve quantité de crevettes et de moules, qui vivent en symbiose avec des bactéries. A ces profondeurs, il n’y a pas de lumière, pas de photosynthèse, donc aucune vie végétale. Ce sont des micro-organismes qui, par chimiosynthèse, apportent des composés nutritifs aux animaux. L’un des volets de notre travail est de chercher à comprendre comment la vie s’est installée dans cet environnement sous pression, obscur, où se mélangent des eaux froides (2 °C) et ultrachaudes. Malgré des doses massives de sulfures, de métaux lourds, de mercure ou de plomb qui, ailleurs, seraient mortelles et élimineraient toute vie, ces espèces se sont parfaitement adaptées.

Avez-vous fait des découvertes ?

Dès la première plongée du robot sous-marin, nous avons trouvé, dans un site actif, des crevettes de l’espèce Rimicaris exoculata dont les femelles portaient des œufs.

La crevette Rimicaris exoculata, décrite pour la première fois en 1986, vit à grande profondeur, dans des conditions extrêmes

En quinze ans, c’est la deuxième fois seulement que je fais une telle observation. Et l’un de mes collègues à bord, qui travaille sur ces sujets depuis vingt-cinq ans, n’en avait jamais vu dans ces milieux. On imaginait jusqu’ici que les femelles s’éloignaient des sites actifs pour protéger leurs œufs. Il n’en est rien. Nous avons encore beaucoup à apprendre sur le cycle de vie, la reproduction et la dispersion de ces espèces.

Ces écosystèmes ne sont-ils pas menacés par les projets d’exploration et d’exploitation des gisements minéraux ?

Le but de cette campagne est de mieux connaître ces environnements extrêmes, de mieux les faire connaître, pour mieux les protéger. Voilà pourquoi nous avons établi un relais avec des écoles, qui nous suivent à travers notre blog (http://blogs.ifremer.fr/bicose) et qui vont mener des activités scolaires autour de cette campagne. Nous voulons faire partager au grand public la beauté, pleine de vie, des grands fonds marins.

Pierre Le Hir  lemonde.fr

Nombre de vues: 20
Share on Facebook Share
Share
Share on Twitter Share
Share
Share on Google Plus Share
Share
Share on Pinterest Share
Share
Share on Linkedin Share
Share
Share on Whatsapp Share
Share
Share on Email Share
Share
Share on Viber Share
Share
Share on Sms Share
Share
Share on Messenger Share
Share
Previous Post

Le jeu de l’amour et du hasard @Fokal le 18 janvier 2014

Next Post

Cristiano Ronaldo présente son Ballon d’Or, Madrid provisoirement en tête

Mag Haiti

Mag Haiti

Mag Haiti est un média en ligne qui a pour mission d'informer, de distraire et de former les internautes à travers le monde. Comme tout organe de presse qui se respecte dans une démocratie, notre objectif essentiel est de fournir aux citoyens l’information exacte et fiable dont ils ont besoin pour fonctionner dans la société libre où ils vivent.

Next Post

Cristiano Ronaldo présente son Ballon d'Or, Madrid provisoirement en tête

Suivez-nous

youtube
follow
facebook
follow
twitter
follow
instagram
follow
soundcloud
follow
linkedin
follow

Publicité

Qui sommes-nous?

Le Groupe Média MAGHAITI dont le siège social est sis à Port-au-Prince, immatriculée au registre du commerce d’Haïti au numéro 357 Reg. 103, est formée de trois agences de Presse en ligne: MagHaïti, Alolakay TV et du fact-checkeur T-check.

Les plus populaires

  • Poukisa li enpòtan pou nou denonse aktivite bandi yo sou rezo sosyal yo?  (72,843)
  • Les dix jeunes Haïtiens les plus influents en 2018 (37,559)
  • Fantom menase l ap bòykote “Sumfest” la epi tire Carel Pedre (30,259)
  • Lapolis rive sezi 2 zam, 2 machin epi touye 4 prezime bandi nan vil Gonayiv (28,453)

Nouveaux Articles

  • A Survivor In The Spotlight
  • Haitian Compas Festival : une 28ᵉ édition réussie
  • Mag-Tempo: men lis definitif grenadye ki pral jwe mondyal la pou Ayiti

© Tous droits réservés – Groupe Média MAGHAITI 2025

Subject:
Message:
Ajax loader
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
    • Éditorial
    • Politique
    • Justice
    • Élection
    • International
  • Société
    • Société
    • Opinion
    • Éducation
    • Enquête
    • sondage
    • Elles
    • Biographie
    • Causerie
    • Sport
  • Économie
  • Culture
    • Culture
    • Musique
    • Mode
    • People
    • Art
    • K-naval
    • Gospel
  • Sport
  • English
  • Fact-check

© Tous droits réservés – Groupe Média MAGHAITI 2025

Skip to toolbar
  • About WordPress
    • WordPress.org
    • Documentation
    • Learn WordPress
    • Support
    • Feedback
  • Log In