On le savait déjà responsable de la dengue et du chikungunya : voilà maintenant que le moustique-tigre (de son petit nom aedes albopictus) ajoute une nouvelle maladie à son palmarès, la fièvre Zika.
2007 : première occurrence épidémique du virus Zika, en Micronésie, 5000 personnes touchées. 2013 : deuxième épidémie d’ampleur, cette fois en Polynésie : 55 000 contaminations en trois mois. Une récente étude, publiée dans la revue scientifique Plos Neglected Tropical Diseases vient en outre de révéler l’influence de la maladie dans une épidémie survenue en 2007 à Libreville (Gabon) : 20 000 cas.
Le virus Zika, qui appartient à la famille des arbovirus (comme le chikungunya), se traduit par de la fièvre, des éruptions cutanées débutant sur le visage, des maux de tête et des douleurs articulaires. Il peut, plus rarement, être également la source de complications neurologiques…
Le moustique-tigre progresse
Il n’existe pas, à ce jour, d’antiviral spécialement destiné au virus Zika. Les spécialistes conseillent de lutter contre la fièvre avec du paracétamol, mais surtout pas avec de l’aspirine ou de l’ibuprofène, déconseillés dans le cas des flaviroses (dengue, fièvre jaune).
Pour l’instant, les cas signalés se cantonnent aux pays d’Afrique (Ouganda, Nigeria, Sénégal), d’Asie (Indonésie, Cambodge) et d’Océanie (Nouvelle-Calédonie). Problème : le moustique-tigre a tendance à se propager. En France, on le retrouve dans 34 départements, et il présente un risque de contamination dans 18 d’entre eux, principalement dans le sud de la France. Une nouvelle maladie, donc, à surveiller de près.
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