José Mourinho a été conspué par le stade Santiago-Bernabeu et recadré par un de ses joueurs, Pepe, pour une petite phrase assassine contre Iker Casillas.
Tout a commencé par une énorme bronca à son arrivée sur la pelouse de Santiago-Bernabeu, avant la victoire duReal Madrid contre Valladolid (4-3). Entre José Mourinho et le “Madridisme”, ça n’a pas toujours été le grand amour. Mais, trois jours après l’élimination du Real contre le BorussiaDortmund en demi-finale de la Ligue des champions (4-1, 2-0), la défiance n’avait jamais été aussi manifeste.
Le divorce entre l’entraîneur portugais et l’institution Real a pris une forme plus inattendue à chaud, après la victoire, devant le micro de Canal+, lorsque Pepe a lâché : “Les propos de Mourinho n’étaient pas adéquats. Il faut avoir un petit peu plus de respect pour Iker. Iker Casillas est une institution au Real.” Pepe, l’un des rares joueurs du vestiaire madrilène à être notoirement considéré comme l’un des soldats de Mourinho, a franchi la ligne que ni Ramos, ni Casillas, premiers frondeurs du groupe, n’avaient jusqu’ici dépassée. Avec ces mots, Pepe s’est positionné contre une phrase prononcée la veille par le Special One : “Si j’ai un regret sur mes (trois) années jusqu’ici, c’est de ne pas avoir fait venir Diego Lopez après ma première saison.”
Karanka: “Mourinho, on aime plus ou moins”
Depuis que Mourinho a mis à l’écart Iker Casillas, et l’a remplacé par Diego Lopez recruté au mercato, il est acquis que Mourinho et Casillas ne passeront pas une saison supplémentaire ensemble au Real. Cette semaine, alors que San Iker a clairement fait connaître son intention de rester, aura poussé tout le monde à se découvrir. Contesté par le public et par son vestiaire, il est devenu impossible pour Mourinho de faire l’année de trop, même si elle figure dans son contrat.
Mourinho ne s’est pas présenté devant la presse après cette rencontre relativement anecdotique dans la saison du Real. Il a envoyé son adjoint Aitor Karanka déminer l’affaire qui va assurer la “une” des médias madrilènes pour quelques jours. “Mourinho a montré comment il était. On aime plus ou moins. Mais son travail parle pour lui.” Visiblement, il n’efface pas tout.

