Depuis toujours, la HMI est dominée par un virus de division et d’instabilité; la plupart des formations musicales compas et hip hop ne sont pas à l’abri de ce fléau puisque leurs staffs management n’ont jamais pensé à organiser des séminaires en gestion de conflit pour les musiciens et les chanteurs. Pour n’importe quel détail ridicule, nous assistons à la restructuration ou la destruction totale des groupes, surtout les bands compas. L’industrie musicale haïtienne marque des pas sur place, nous pouvons plus ou moins comprendre la raison pour laquelle les musiciens ne font pas fortune, l’environnement est instable et miné.
Selon le compositeur Réginald Machete, une nouvelle formation musicale a vu le jour “Anbyans Tèt Dwat” composée de neuf membres: Okyjems, Machete, Boguy, Junior, Machann Kòd, Ti Pa, Fredo, Claudy et Fanfan. Toujours selon Machette, “Anbyans Vakan” conserve uniquement trois membres: Maestro Doudou, Junelle Papoulout et Manager Manno. De quoi rendre perplexes les fans à quelques jours du Carnaval des fleurs au Champs de Mars (Port-au-Prince) les 27, 28 et 29 juillet prochain.
D’après les musiciens d’Anbyans Tèt Dwat, cette séparation est due aux résultats médiocres du staff management après la sortie du premier opus du groupe baptisé “Bon ti bagay”. Résultats que le grand public peut comprendre puisque l’album est sorti quelques jours avant la coupe du monde, les haïtiens n’avaient vraiment pas la tête à cela. La majorité des membres ont voté pour le remplacement du manager mais le Maestro Doudou a énergiquement contesté cette proposition et a invité les révoltés à abandonner le groupe. Voilà le petit conflit qui a accouché les 2 Anbyans…
Ce que les deux parties n’ont pas pris en compte: Après leurs succès au Cap-Haïtien et aux Gonaïves durant les festivités carnavalesques, elles ont attiré la jalousie et le mépris de certains promoteurs, animateurs et autres groupes qui n’ont pas bien digéré leurs prouesses. Maintenant, en se divisant en deux, la polémique ne tardera pas à faire partie de la danse… Les coups bas, les moqueries de toute sorte, les actes de vandalisme vont les consumer, c’est une évidence. Nous attendons la fin de l’histoire.
Franciyou Germain (@franciyouuu)
Copyright © 2014 Mag Haiti

