Le Chili n’est passé loin de la correctionnelle. Bien partie pour se balader vendredi contre l’Australie (2-0 après un quart d’heure de jeu), la Roja a fini par se faire des sueurs froides et a dû attendre le temps additionnel pour se mettre définitivement à l’abri devant les Socceroos (3-1). Elle rejoint les Pays-Bas en tête du groupe B, avec trois points au compteur. Les Chiliens auront l’opportunité de composter leur billet pour les huitièmes de finale mercredi face à l’Espagne et d’éliminer par la même occasion le champion du monde en titre, humilié par les Néerlandais plus tôt dans la soirée (5-1). Les Australiens seront eux dos au mur avant de défier la troupe de Louis van Gaal.
Donné largement favori de cette rencontre, le Chili a fait honneur à ce statut pendant… une vingtaine de minutes. Le temps pour la 14e nation au classement FIFA (juste devant les Pays-Bas) d’offrir en spectacle à jeu flamboyant et de prendre un avantage décisif. Un avantage dû en grande partie à Alexis Sanchez. L’attaquant barcelonais a conclu un mouvement collectif d’envergure pour ouvrir le score (1-0, 12e).
Impliqué sur les sept derniers buts de sa sélection (un but et six passes décisives), Sanchez a allumé une nouvelle étincelle deux minutes plus tard pour décaler Jorge Valdivia, qui s’est chargé de terminer l’action en beauté, d’une superbe frappe dans la lucarne de Mathew Ryan (2-0, 14e). Mais la Roja s’est éteinte ensuite. Le pressing tout terrain s’est fait moins intense, Arturo Vidal a souffert pour tenir le rythme au milieu après une préparation perturbée et des boulevards se sont créés à chaque phase de transition attaque-défense. Incapables de tenir le ballon en début de rencontre, les Australiens en ont profité pour reprendre leur souffle. Ils se sont rassurés avec un jeu direct et ont imposé leur supériorité dans les airs.

Symbole de cette domination, les Socceroos sont revenus dans le match grâce à un coup de tête de Tim Cahill (2-1, 35e). La star aussie a ainsi imité Robin van Persie et Arjen Robben, devenant le troisième joueur à marquer dans les Coupes du monde 2006, 2010 et 2014. Dans la foulée, l’attaquant des New York Red Bulls a buté sur Claudio Bravo (37e), de nouveau décisif en seconde période pour s’opposer à la belle volée de Mark Bresciano (56e). Sérieusement ballotté, le Chili s’est procuré une première balle de match par Eduardo Vargas, qu’Alex Wilkinson a sauvé sur sa ligne (61e). Une situation que la Roja n’a pas ruminé au final, Jean Beausejour mettant fin à tout suspense dans les arrêts de jeu (90e+2). Un but qui pourrait bien compter double, tant la différence de buts pourrait avoir son importance dans ce groupe B.
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