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Le groupe Carimi en quête de reconnaissance internationale

Mag Haiti by Mag Haiti
November 10, 2013
in Uncategorized
3

Tout nouveau, tout beau, dit le proverbe. Mais tout ce qui est beau ne reflète pas nécessairement la nouveauté et l’inverse parait aussi vrai. Une certaine logique se dégage d’une telle réflexion au point de faire dire « pa jete vye chodyè pou chodyè nèf, paske vye chodyè fè pi bon manje ». Là encore, cela dépend du cuisinier et surtout des condiments qu’on utilise pour relever la saveur du repas. Tout ceci c’est pour arriver à Carimi qui vient de sortir une chanson-démo titrée « Kita Nago », accompagnée d’une vidéo en support.  Il faut signaler que cette formation musicale a produit un nouveau CD de 11 titres, classés après l’Intro. La chanson Kita Nago est l’une des pièces enregistrées sur ce nouveau disque titré « Invasion ».

Brève histoire de Kita Nago

Kita est une ville dans l’Ouest du Mali, dans le continent africain. C’est un lieu sacré de pèlerinage très connu et très fréquenté.  Et d’après certains grands érudits de l’école des griots du Mali, « Kita Kalou » est considérée comme la montagne des génies protecteurs de la ville Kita. C’est ce que les ésotéristes appellent Egrégore. C’est aussi dans la ville « Kita » que débarquèrent les premiers missionnaires catholiques, où l’évangélisation a commencé. Pourtant, Islam est la religion la plus pratiquée au Mali, soit 90% de la population. Nago est un terme qui désigne les tribus d’origine Yoruba, émigrées de Nigéria pour aller, à différentes époques,  au Dahomey, actuel Bénin.

On parle de royaumes Yoruba. Il faut dire que le mot Yoruba tire son origine de « Haoussa ». Les « Haoussa » s’établissent au nord du Nigéria et du Niger. Ils sont divisés en sous-groupes ou populations. Il existe encore des descendants « Haoussa » en Haïti. La population Yoruba de Kétou du Bénin (ex-Dahomey) est connue sous le nom « Nago », tandis que celle d’Abeokuta du Nigéria s’appelle « Egba ». Nago est un peuple de l’Afrique de l’Ouest, particulièrement présent au Bénin. Les « Nago » du Bénin sont devenus très influents aujourd’hui et occupent des postes-clés dans la vie politique, sociale et économique de ce pays.

Ce serait une grave omission de ne pas mentionner l’existence des « Fons » du Bénin, qui sont aussi connus sous le nom de « Ewes. Les esclaves « Fons » ont été transportés en Haïti  lors de la traite des Noirs. Ils étaient  surtout des cultivateurs, des artisans et des guerriers. Ce n’est pas sans raison qu’on dit Nèg Dayiti,  Nèg Nago, Nèg Dahomey. Vérité historique !.  Nous sommes étroitement liés à l’Afrique, particulièrement au Bénin par le sang, l’histoire et la culture.  Fous sont ceux qui ne veulent pas l’admettre. J’y crois fermement!

La formation Carimi personnifie Kita Nago

On voit bien que le titre de la chanson « Kita Nago » fait référence à un événement lié à l’histoire d’une tribu de l’Afrique de l’Ouest et aussi à un proverbe haïtien disant : « ’m pa p fè yon pa Kita, yon pa Nago ». Pourtant, le texte de Carimi ne va pas dans la direction de l’histoire africaine des tribus. En regardant la vidéo de Carimi, on se rend compte que ces jeunes musiciens font plutôt référence au proverbe pour exprimer l’idée de résilience amoureuse, de vœu d’amour et de loyauté.

Ces artistes associent Kita-Nago à une histoire d’amour où la femme (Kita) s’est évadée et son amant se lance à sa poursuite partout, sans savoir vraiment où la retrouver. Ce qui attire mon attention dans cette affaire c’est que Kita n’a jamais vraiment répondu à l’appel de Nago, quand celui-ci crie haut et fort dans les déserts. Une telle scène devrait être mono vocale. Si Nago représente l’homme / l’amant, les musiciens devraient utiliser une seule voix féminine avec un techno effet-audio donnant l’impression qu’elle venait de très loin, au cœur de l’Afrique, du côté du Bénin (ex-Dahomey) dans la tribu Yorouba-Nago.

Le sujet pourrait être traité différemment mais le thème que ces artistes choisissent reflète leur vision et leur inspiration. La participation de l’artiste invité « Izolan » n’a rien apporté de nouveau à Carimi, qui n’avait pas besoin de sa contribution. Je ne doute pas du talent de l’invité mais on s’attendait à mieux. Comment comprendre et expliquer que Izolan chante une ligne où il nous dit : « mwen kite manzè nan paking, yon lot flannè pase l towing li ». Izolan était en mode Klass. Il faut aussi rappeler que la formule « leve men nou » ou bien « fè m wè men nou anlè » met le traditionnel en relief, alors que le groupe ambitionne de nouveaux horizons.

La nouvelle vision du groupe Carimi

Je comprends l’esprit qui anime les musiciens de Carimi pour atteindre d’autres peuples. C’est une idée que je partage sans réserve.  Ils doivent, dans le futur, maintenir la section rythmique compas direct et y ajouter de vives couleurs tonales pour que l’essence culturelle haïtienne  soit ressentie. Ces musiciens ont quand même respecté leur promesse. Sincères félicitations aux musiciens de Carimi. L’essentiel ce n’est pas de réussir du premier coup, l’important c’est d’avoir essayé. Carimi peut réussir dans ses nouvelles démarches s’il maintient le même principe de marketing et de promotion. Je dois signaler que j’ai noté des failles au niveau de la structure musicale.

Je trouve que la musique « Kita Nago » est trop mécanique. Le son du tambour dans la chanson parait faible, sec et manque de naturel. Les musiciens devraient, dans l’ensemble,  quantiser  les notes pour arriver plus près du feeling humain.  Quantiser / « la quantisation » est une opération qui permet de corriger les déficiences / les imperfections rythmiques dans un morceau et de changer l’atmosphère de la chanson en la fixant sur un groove qui peut conférer une plus grande richesse musicale en sons et en couleurs. Ces musiciens du Carimi n’auraient aucun problème pour réaliser un tel projet puisqu’ils maitrisent déjà bien le techno-compas.  Il faut comprendre que cette forme de production est un coup d’essai pour Carimi.  Les faiblesses affichées peuvent être rectifiées si le vedettariat / le stardom ne monte pas à la tête de ces jeunes musiciens et les rend orgueilleux, niant le fait qu’ils ne peuvent pas tout connaitre en musique.

Dans certaines situations, le feeling humain devient impératif. Il extériorise la voix du cœur et fait vibrer un public beaucoup plus. Tenant compte des exigences du marché international et de la complexité de cette nouvelle forme de musique que Carimi veut offrir au monde, un tambourineur pourrait utiliser des baguettes de batteur pour jouer l’instrument, s’il a l’expérience que cela requiert. Cette technique aurait conféré un accent beaucoup plus « world beat » à la chanson, sans altérer son essence, ni dévier Carimi loin de ses aspirations et de ses rêves.

La basse mérite d’être plus vivante « live» et la guitare doit se faire sentir, en alternant ses riffs entre le funky et le compas direct, de temps en temps. Le bassiste et le guitariste ont le bagage suffisant pour appliquer un tel concept musical. Ce guitariste pourrait  utiliser la gamme pentatonique majeure / le mode Ionien pour ajouter  d’autres composantes du Spectrum des couleurs, considérant que cette musique en question traduit la joie et la gaieté.  Je veux profiter de l’occasion pour dire aux musiciens de Carimi qu’il faut toujours viser haut.

Le groupe Carimi face à la réalité du temps

Tout compte fait, la qualité de la vidéo me parait excellente. Je parle de son, de l’éclairage et des images. Le script a légèrement péché. Kita n’a fait aucune démarche pour essayer de rafistoler le cœur brisé du jeune homme qui l’aime tant. On la montre toujours seule sans action avec des yeux hagards,  alors qu’on voit l’amant (Michael Guirand) courir comme un fou pour essayer de reconquérir le cœur de celle-ci.  Quoiqu’on dise et malgré quelques critiques acerbes dont Carimi est l’objet pour ce morceau, on peut quand même en tirer une leçon. La morale de l’histoire c’est que  Nago, comme le conçoit Carimi, exprime l’idée de loyauté, l’esprit de persévérance, de détermination, de courage et d’espoir. Carimi doit aussi produire une deuxième version (remix) de la chanson Kita Nago, avec un fond rythmique compas direct. Ainsi, ils pourront satisfaire beaucoup plus  de mélomanes  haïtiens qui voient le changement comme une déviation de la ligne compas direct.

Le public a toujours soif de nouveauté, et du même coup il a peur du changement qu’il définit mal. Pourtant, il ne se rend pas compte que le changement est le seul paramètre constant dans la vie. Tout ce qui existe change autour de nous. Souvent, nous confondons nouveauté et changement. Je veux dire à tous et particulièrement aux musiciens de Carimi que l’originalité ne dépend pas de la matière mais plutôt de la manière, c’est-à-dire de la façon dont un thème est traité. L’artiste jouit d’une certaine liberté qui lui permet de s’exprimer selon les besoins du moment. L’intention des musiciens de Carimi est bonne et je ne peux pas m’arroger le droit de dire que la musique Kita Nago est de mauvaise facture. Elle peut ne pas toucher certains mélomanes, mais elle fait bouger d’autres, d’ici et d’ailleurs. Dialectique oblige! Les goûts et les couleurs ne se disputent pas.

L’hybridation musicale peut garantir le cross over

Si certains se montrent très acides dans leur critique par rapport à la chanson Kita Nago c’est parce qu’ils s’attendaient à un CD 100% compas direct et pensaient que le sujet serait traité différemment, considérant le titre choisi. Beaucoup de ceux qui ont eu la chance d’auditionner le CD avouent leur incompréhension de la musique Kita Nago. Est-ce pourquoi Carimi devrait, dans le refrain,  mettre l’accent sur ce que traduit le proverbe. C’est là qu’ils auraient dû faire ressortir « yon  pa  kita yon  pa  Nago », pour montrer que même le tourbillon de la vie ne pourra jamais emporter l’amour que Nago ressent pour Kita. Le refrain renforce toujours le titre d’une chanson et cela demeure un principe universel. Même si on utilise une forme de composition musicale différente de AABA. (A couplet,  A couplet, B  pont / bridge, A couplet), le rôle d’un refrain ne change pas,  peu importe la culture.

Le CD contient 11 chansons, après l’Intro. Après Kita Nago, j’ai auditionné les 10autres  morceaux présentés sur le CD, je remarque que Carimi n’a pas changé son style compas direct. Par exemple, la chanson «  CIA », c’est la même formule-Carimi d’hier. Je m’attendais à autre chose et pensais même à la traduction du sigle « C.I.A »  comme  « Cash In Advance » pour éviter que les promoteurs coquins de la HMI ne leur jouent de mauvais tours. Les morceaux  « Mean biznis », « Ill Nana », « Chikiboom », « Baby I miss you », « CIA », « I am a freak », « Kat identitem », « Nostalgie », « Love de toi » et « Après le mariage », définissent  le style traditionnel de Carimi. Les die-hard fans-les immortels fans- de Carimi seront satisfaits de l’album.

Si les membres fondateurs de Carimi pensent que la chanson « Kita Nago » n’a besoin d’aucune correction qu’ils la laissent telle quelle, mais avec l’idée de produire un remix utilisant la section rythmique compas direct pour plaire aux puristes, fans du compas direct.  La chanson Kita Nago peut bien conduire Carimi là où il veut aller. Qui sait ?  Le succès est imprédictible, et,  des fois, il arrive quand on ne s’y attend pas.  Qui aurait cru que le jingle « Palito de Coco » de Roman Dorléan aurait connu un tel succès et transcendé les océans aussi vite. Pourtant, le jingle en question  n’a vraiment rien de substantiel. Je souhaite bonne chance et du succès continu au groupe Carimi, surtout dans sa nouvelle aventure.

Robert Noel via www.radiotelevisioncaraibes.com

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