Madame Jacqueline: un objet de recherche
Depuis le deux (2) novembre 2012, les Gonaiviens ne parle que de ça: Madame Gerard, une femme revenue à la vie apres avoir été declaré morte depuis plus d’un an!
Le sujet passionne plus d’un: les croyans, les vodouisants, même les plus sceptiques se laissent seduire par cette histoire. Et Les medias, eux, n’en demandent pas plus, ils s’en donnent a coeur joie!
Cependant, on s’etonne de constater avec quelle legerté ce dossier aussi crucial et ultra-important est traité. Si on y pense, Madame Gerard à beaucoup à nous apprendre. Supposant qu’elle a été victime d’un quelconque sortillège, elle peut nous reveler beaucoup de choses sur le phénomene de la zombification en Haiti.
La revenante peut nous apprendre ce que c’est la vie d’une Zombie, comment fonctionne le réseau, qui en est le chef, comment s’est elle trouvé dans cette situation… Madame Gerard constitue un objet de recherche!
Supposons maintenant que cette Gonaivienne etait belle et bien morte medicalement, physiquement. Là encore Madame Gérard constitue un Objet de recherche! “C’est quoi la mort?”, “oú va t-on quand on meurt?” Ces questions hantent les esprits depuis des milenaires. La rescucitée peut nous donner une idée! Où a-t-elle été enmenée? Elle peut nous décrire la mort, l’enfer ou le paradis!
Mais c’est pas ce qui préoccupe les autorités, puisque Madame Jacqueline est pour l’instant dans une section communale ou les gens l’agacent de leur présence ettoufante et curieuse! Ne devrait elle pas sous assistance medicale à l’abri des regards qui pourraient la contrarier et même la tuer pour de vrai, sans qu’elle puisse y revenir?
Ce qui est certain, un tel évènement qui n’arrive pas souvent et qui pourra apporter des reponses à des questions que les hommes se tuent à chercher est là sous nos yeux, sur notre sol! A nous d’en profiter!
On se demande si c’etait arrivé dans l’un des pays riches, developpés scientifiquement, est ce que le gouvernement du pays en question ou les chercheurs ne consideraient pas cet evenement comme une Aubène?
Wilner Bossou, <[email protected]>

