Menée deux fois au score sur deux énormes bourdes de Lloris, la France a fini par s’imposer en Biélorussie (2-4). Franck Ribéry a sonné la révolte en réussissant un doublé. Les Bleus sont assurés de terminer au moins deuxièmes de leur groupe et reviennent à hauteur de l’Espagne, avec un match en plus.
La France aime décidément se compliquer la tâche. Mais les Bleus, menés à la pause, ont su se sortir d’une situation délicate pour s’imposer mardi soir à Gomel face à la Biélorussie (2-4). Un succès précieux, puisqu’il assure au moins aux Tricolores la deuxième place du groupe I. Avec 14 points, la formation de Didier Deschamps ne peut plus être rejointe par la Finlande, toujours à cinq longueurs des Français avant la dernière journée, qui verra les deux équipes s’affronter au Stade de France le 15 octobre.
Les Bleus ont eu toutes les peines du monde pour obtenir ce succès. Malgré les changements effectués par Deschamps (passage au 4-2-3-1, retours de Pogba et Matuidi, Benzema relégué sur le banc, Payet et Clichy titularisés), la France a été incapable de trouver les filets en première période, battant ainsi un triste record vieux de 88 ans avec plus de 500 minutes sans marquer. Pire, les Tricolores se sont retrouvés menés au score avec une grossière erreur de Lloris sur une tête de Filipenko après un corner (1-0, 32e).
Lloris au fond, Ribéry au top
Au fond du trou, la France a réagi en seconde période sous l’impulsion de Ribéry. Le milieu du Bayern a égalisé une première fois en transformant un penalty qu’il avait lui-même provoqué (1-1, 47e), puis une deuxième en reprenant au deuxième poteau un centre de Valbuena (2-2, 64e). Auparavant, Kalachev avait profité d’une nouvelle erreur de Lloris pour redonner l’avantage aux Biélorusses (2-1, 52e). Ribéry a encore été à l’origine du troisième but inscrit par Nasri, entré en jeu à la place de Payet (2-3, 70e) avant que Pogba n’inscrive un but plein d’opportunisme après un cafouillage suite à un corner (2-4, 73e). Le milieu de la Juve a scellé un succès assez laborieux, mais qui fait un bien fou à l’équipe de France.
Vincent BREGEVIN – Eurosport

