Samsung a annoncé il y a quelques minutes à Barcelone le Galaxy S5, le nouveau fleuron de sa gamme de smartphones. À première vue, peu de choses ont changé depuis le S4. Les deux téléphones sont pratiquement similaires vu de l’extérieur, même si le S5 est un peu plus grand que son prédécesseur. Alors que l’on attendait un design radicalement différent, on retrouve les courbes familières des Galaxy S. Les variations se situent dans les finitions de la coque, avec quatre versions proposées, en noir, blanc, bleu électrique et dorée. En main, il conserve une sensation de plastique qui ne fait pas l’unanimité.
Si ce smartphone ne déborde pas d’originalité, le sud-coréen déborde de superlatifs pour le définir. Le Galaxy S5 ne dispose rien moins que du meilleur appareil photo dans un mobile, assure-t-il. L’autofocus est ainsi trois fois plus rapide que sur un S4. La technologie HDR, qui combine plusieurs expositions de clichés pour un meilleur rendu, agit en temps réel. La fonction «Selective focus» permet de faire la mise au point sur l’élément de son choix après la prise de la photo (Sony propose la même chose sur le Xperia Z2). Des modes de prise de vue avancés ont été ajoutés, comme le «Virtual Tour», pour mettre en scène plusieurs photos à la manière d’une visite de musée.
Ces photos sont sublimées par un écran de 5,1 pouces de diagonale de très belle qualité, un peu plus grand que le S4 (5 pouces). Il reste toutefois Full HD, alors que l’on annonçait une définition supérieure. Le Galaxy S5 est animé par un processeur maison, quadri-cœur, à 2,5 GHz. Il contient 2 Go de mémoire vive et 16 ou 32 Go de stockage.
Une meilleure autonomie
Les autres progrès se situent du côté du réseau et de l’autonomie. Samsung a trouvé le moyen de combiner le WiFi et la 4G, pour améliorer la rapidité des téléchargements (nous n’avons pas testé cette fonction en situation). Samsung promet aussi une autonomie 20% supérieure. Pour aller plus loin, le nouveau mode «ultra power saving mode» coupe les processus les plus gourmands et fait basculer l’écran du terminal en noir et blanc.
Comme attendu, le Galaxy S5 reconnaît les empreintes digitales. Cela permet de déverrouiller le smartphone, comme sur l’iPhone 5s et le HTC One Max, mais aussi de lancer des applications par raccourci, en fonction des doigts utilisés. À l’usage, le système se montre performant. Au dos, un autre capteur a été ajouté pour mesurer les pulsations et ajouter un indicateur dans l’application de santé de Samsung.
Ces évolutions par petite touche, souvent bien trouvées, rappellent les avancées entre l’iPhone 5 et 5s. À la différence près que cela maintenant trois ans que Samsung n’a pas introduit de rupture de design et reste campé sur ses acquis. Dans un marché des smartphones haut de gamme qui s’essouffle, cela devient une vraie prise de risque.
Le Figaro


