Port-au-Prince, le 20 décembre 2013.- Après trois mois de silence, Bernard Lavilliers est de retour avec un double album «Baron Samedi», un personnage mythique, mortifère, du panthéon vaudou, haut-de-forme et regard fumé, très présent dans les légendes et les représentations haïtiennes. C’est, en quelque sorte, le maître du cimetière, celui qui empêche de reposer en paix… C’est le chef des plaques terrestres, du dragon qui a ravagé le pays, et engendré 300.000 morts… Ce “squelette de phosphore” noir et blanc qui dévaste Haïti sur la faille, Lavilliers le décrit dans la chanson éponyme, sur une cavalcade de tambours, Lavilliers déroule un collier de chansons, entre aventures intimes et grandes épopées collectives. Sans fleurs ni couronnes, par exemple, l’épitaphe de sa mère décrit à la lettre son enterrement : un cadeau pour son père. Villa Noailles, elle, chante ce lieu d’exception, ce cénacle au-dessus d’Hyères, où se réunirent tous les précurseurs de l’avant-garde au début du XXe siècle, tels Delaunay, Cocteau ou Isadora Duncan.
Il faut dire que Bernard Lavilliers est un chanteur français, né le 7 octobre 1946 à Saint-Étienne, Il grandit dans un environnement très modeste, bercé par la classe ouvrière. Son père, par ailleurs syndicaliste, est employé à la manufacture d’armes de Saint-Étienne (MAS) et sa mère est assistante sociale. Son éducation joue un grand rôle dans son approche de la musique. Il expliquera en effet que ce sont ses parents qui lui donneront la passion pour les rythmes tropicaux, le jazz portoricain et la musique classique. Il profite d’ailleurs dès ses quatre ans de la musique grâce au tourne-disque qu’on lui offre pour son anniversaire.
Baron Samedi est le vingtième album studio de Bernard Lavilliers.
Pour visionner le single Vivre Encore, de cet album, cliquez ici http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Z8co7nlNymI

