Le Miami Heat a conservé son titre en venant à bout des San Antonio Spurs dans le game 7 des Finales NBA. La dynastie suit son cours.
Finales NBA Game 7 : Miami Heat 95-88 San Antonio Spurs
LeBron James dans les bras de Tim Duncan. Une image forte, signe du respect indéfectible de la star du Heat pour son aîné, vaincu les armes à la main cette nuit dans le game 7 de Finales NBA qui ont marqué les esprits. Quelques minutes plus tôt, à moins d’une minute de la fin, le taulier des Spurs manquait de peu l’égalisation sur un hook shot pourtant réussi un million de fois depuis le début de sa carrière. Le visage décomposé, Timmy avait rejoint le banc, conscient que le trophée allait rester à South Beach.
Mais si les Texans peuvent formuler des regrets, c’est davantage sur le game 6 d’anthologie de mardi dernier que sur celui-ci. S’ils n’ont jamais vraiment réussi à faire le break et à lâcher des Spurs poussifs mais décidés à ne pas mourir, LeBron James et sa bande étaient au-dessus. Dans l’intensité, dans la fluidité et surtout dans la magnificence de leur franchise player. Après le futile débat sur le port ou non de son bandeau, l’ancien joueur des Cavs a sorti le grand jeu (37 pts, 12 rbds, 4 pds à 12/23), tout au long du match, et encore davantage dans le money time, là où il lui arrivait de se liquéfier par le passé.
A vrai dire, c’est presque un miracle si San Antonio est toujours parvenu à garder Miami dans son viseur. A l’image de Tony Parker, Manu Ginobili ou Dany Green, les hommes de Popovich ont eu l’air cramés et incapables de donner plus. Sans le culot et le talent époustouflant de Kawhi Leonard (19 pts, 16 rbds) et quelques miracles de Tim Duncan (24 pts, 12 rbds, 4 stls), il n’y aurait sans doute pas eu de suspense.
LeBron plante le shoot qui tue le match à 30 secondes du buzzer.
Si LeBron James, élu MVP des Finales, va logiquement capter l’essentiel de la lumière, son coach en aura aussi mérité une partie. Face au match désastreux de Chris Bosh (0 pts, 5 fautes dont 4 prises rapidement), Erik Spoelstra s’est adapté. Plus à l’aise que Bosh face à Duncan, Chris Andersen a encore prouvé qu’il était bien la bonne pioche de l’année pour Miami grâce à une énergie débordante. Et que dire de Shane Battier ? Mis au placard durant ces playoffs, le vétéran a ressuscité cette nuit: 18 pts à 6/8 à 3 pts pour aider ses chefs de file à plier l’affaire et à conquérir une nouvelle bague. Et Dwyane Wade ? Malgré des genoux soi-disant trop usés pour lui permettre de retrouver son lustre d’antan, Flash a par instants retrouvé la grâce (23 pts, 10 rbds à 11/21).
Après des célébrations bien méritées et, sans doute, un léger lifting estival pour rendre la machine de guerre encore plus meurtrière, le Heat repartira en campagne pour poursuivre son projet de dynastie. Si ces Spurs-là, magnifiques perdants, n’y sont pas arrivés, qui pourra empêcher le Heat d’atteindre cet objectif ?
LeBron James MVP des Fin
LeBron James a ajouté un nouveau trophée prestigieux à sa collection personnelle, celui de MVP des finales NBA 2013.
En plus de s’offrir un deuxième titre NBA consécutif, LeBron James vient également de s’adjuger un second trophée Bill Russell de MVP des finales NBA. Ses statistiques sur le match (37 points à 12/23, 12 rebonds, 4 passes décisives et 2 steals) ainsi que son rendement sur l’ensemble de la finale en faisait un candidat logique et indiscutable en cas de victoire finale du Miami Heat.
Son trophée entre les mains, LeBron James avait l’air totalement serein et apaisé, mais surtout heureux de pouvoir faire taire une fois de plus ceux qui l’accablent systématiquement de critiques.
« Je suis béni des dieux », a-t-il déclaré. « Ce que les gens peuvent dire de moi en dehors du terrain n’a aucune importance. »
On aurait du mal à lui donner tort. En à peine plus de 24 mois, LeBron James a participé à trois finales NBA, il a récolté deux bagues de champion, deux trophées de MVP de la saison régulière, deux titres de MVP des finales et une médaille d’or olympique. Dans ces cas-là, effectivement, on peut dire qu’il a gagné le droit de se foutre des critiques.
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