Le Miami Heat a sauvé sa peau de justesse cette nuit, après avoir battu San Antonio en prolongation dans le game 6. Les Spurs peuvent avoir des regrets.
Finales NBA – Game 6 : Miami Heat 103-100 San Antonio Spurs
Dire que certains « fans » du Heat avaient quitté la salle dans le money time. Dire que les organisateurs avaient commencé à disposer les festivités sur le parquet de l’American Airlines Arena. Dire que Kawhi Leonard aurait sans doute offert le titre aux Spurs s’il n’avait pas manqué le premier de ses deux lancers à 20 secondes du terme. Dire que Danny Green a regardé Ray Allen, la légende qu’il a osé dépasser lors du match précédent, planter LE 3 pts pour arracher la prolongation à 5 secondes de la fin… Ce game 6 des Finales NBA s’est joué sur des détails a priori infimes qui transforment les matches communs en rencontres de légende.
« C’est de loin un des meilleurs matches auxquels j’ai participé », déclarait LeBron James. « Les hauts et les bas, le retour, les émotions, les bonnes et les mauvaises tout au long du match. Participer à quelque chose comme ça, ce sont vraiment des émotions qu’il sera impossible à reproduire une fois que vous aurez quitté le jeu. »

Sans son bandeau, LeBron James retrouve son mojo dans le money time du Game 6 des Finales NBA.
Longtemps, les Spurs ont cru pouvoir fêter leur 5e titre de champion en Floride. Comment aurait-il pu en être autrement alors que Tim Duncan a livré, l’espace d’une mi-temps, l’une des prestations les plus dantesques de sa carrière avec 30 pts et 17 rbds ? Alors que Kawhi Leonard, au-delà de toute considération statistique, a encore été époustouflant, et, surtout, que LeBron James a tremblé et craqué malgré des chiffres démentiels au final (32 pts, 11 pds, 10 rbds) par la faute, entre autres, de Boris Diaw… Le King, ressuscité dans le 4e quart-temps (après la perte de son bandeau diront les superstitieux) comme son équipe, n’a pas lâché malgré une spirale terrible.
Et que dire de Chris Bosh, critiqué avant le match, pendant (et sans doute après par ses haters les plus acharnés) ? Décevant offensivement, l’intérieur du Heat a pourtant été décisif. C’est lui qui, en captant un rebond compliqué, a permis à Ray Allen de dégaîner dans le coin à 5 secondes du buzzer pour disputer l’overtime. C’est lui, également, qui a sorti deux contres cruciaux durant la prolongation sur Tony Parker, que l’on a cru clutch après un match très poussif, et Danny Green. Et que dire de Ray Allen et de ce shoot…
« J’ai rentré beaucoup de shoots dans ma carrière », expliquait Ray Allen. « Mais celui-ci, vous savez, il va être classé très haut dans mon ranking (des plus beaux), à cause de son importance. C’est un shoot dont je vais me souvenir longtemps. »
« C’est la raison pour laquelle nous le voulions avec nous, pour des matches comme celui là », ajoutait LeBron James. « Ray peut être à 0 sur 99 dans un match, mais s’il est ouvert, ça va rentrer. On l’a déjà vu faire. »
Ne boudons pas notre plaisir. Si les Spurs ont eu l’occasion de plier les débats cette nuit, ces Finales NBA méritaient bien un game 7. Rarement, depuis la fin de l’âge d’or de la NBA old school, une opposition aura été aussi intense et disputée, avec des joueurs capables d’évoluer à un tel niveau. Sans doute pas de quoi émouvoir Gregg Popovich, dont le visage affichait tout sauf de l’enthousiasme au coup de sifflet final, à l’idée de disputer un match à mort jeudi…
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