Depuis trois ans une guerre civile dévore la Syrie, contrairement aux autres pays ou le printemps arabe a pu produire l’effet escompté c’est-à-dire le renversement du régime en place (Tunisie, Lybie, Egypte), la Syrie reste inflexible au terme de ces combats menés par les rebels, mais pourquoi la Syrie ne peut pas avoir le même sort que ces autres pays susmentionnés ?
D’abord à cause de sa proximité géographique avec des pays de la région, qui sont eux-mêmes très hostiles à la présence des Etats-unis d’Amérique dans la région.
Il y a aussi d’autres paramètres qu’on doit considérer, la question de la religion, en effet le pouvoir syrien trouve un appui, des mouvements islamistes armés comme le Hezbollah d’Hassan Nasrallah, et cette semaine suite aux frappes préventives de l’armée israélienne contre un convoi destiné, selon le premier ministre israélien au Hezbollah.
Ce qui pose un grand problème et risque d’étendre le conflit, c’est que cette frappe est faite en violation de l’espace aérien des pays comme le Liban, ce qui pousse l’Iran à offrir son aide à l’armée Syrienne en cas de besoin, même face à ce risque d’embrasement l’ONU reste muette jusqu’à présent, comme si les normes internationales en matière de guerre étaient en veilleuses. Lorsqu‘on sait que la Russie détient une base militaire en Syrie, cette guerre risque de durer ,car l’histoire montre que lorsque les intérêts géopolitiques sont en jeux dans un conflit, il s’avère difficile de trouver un modus operendi, parce cela obligerait un nouvel remodelage des rapports de forces.
Roussel chery (maghaiti.com)

