En plus de suivre les pérégrinations de Curiosity sur la planète Mars, la Nasa doit aussi gérer la peur de l’adolescent américain redoutant l’arrivée de la fin du monde.
A en croire la NASA, certains jeunes américains prennent au sérieux la légende des Mayas et menacent de se suicider. A côté, Margaux de Plus belle la vie, la petite copine de Paul complètement fascinée par le 21 décembre, est plus amusante.
Le phénomène des ados qui veulent se donner la mort avant la réalisation de la prophétie est pris au sérieux par les autorités américaines. David Morrison, astronome et scientifique de la Nasa, habitué à répondre aux questions du grand public a tenu ces propos rapportés par le New York Magazine : “Je reçois au moins une fois par semaine le message d’une jeune personne, parfois âgée de seulement 11 ans, (…) qui envisage le suicide en raison du jugement dernier à venir.” Le ton est donné. L’agence spatiale reçoit des milliers de courriers dans la même veine. Afin de rassurer tout le monde, elle tente de répondre via son site aux questions que les enfants se posent par rapport au 21 décembre, morceau choisi :
“Question : Va-t-il y avoir des menaces sur la Terre en 2012 ? Beaucoup de sites disent que la fin du monde est pour le mois de décembre 2012.
Réponse : Ce ne sera pas la fin du monde en 2012. Depuis plus de 4 milliards d’années la Terre se porte bien, et de nombreux scientifiques de par le monde précisent qu’il n’y a pas une menace liée avec 2012.”
En résumé, la Nasa passe en revue toutes les questions liées aux aspects catastrophistes de la prophétie Maya : “Quelle est l’origine de la prédiction de la fin du monde en 2012 ? / Est-ce que le calendrier Maya se termine en décembre 2012 ? / Est-ce que la Nasa pense qu’un black-out total sur la Terre aura lieu du 23 au 25 décembre ? / Est-ce que l’alignement des planètes pourrait avoir une répercussion sur la Terre ? / Est-ce qu’une planète ou une naine brune appelée (au choix) Nibiru, Planet X ou Eris va détruire la Terre ?” La liste des questions n’est pas complète, mais le maire de Bugarach, Jean-Pierre Delord, peut souffler car le nom de la petite commune du département de l’Aude au pied du pech – devant être le seul endroit à subsister au cataclysme – n’est pas mentionné dans le listing de la Nasa.

