Le concours Miss Univers se retrouve de nouveau sous les projecteurs pour de sombres raisons. À peine une semaine après le sacre de Miss Mexique, Fatima Bosch, en Thaïlande, l’organisation qui pilote l’évènement est éclaboussée par des soupçons de fraude et de trafic d’armes visant ses deux copropriétaires.
Mardi 25 novembre, un tribunal thaïlandais a émis un mandat d’arrêt contre Anne Jakapong Jakrajutatip, femme d’affaires et copropriétaire du concours. Elle est accusée d’une fraude présumée de 930 000 dollars. Un chirurgien esthétique affirme avoir été trompé lorsqu’elle l’a convaincu d’investir dans le groupe JKN Global, propriétaire de Miss Univers depuis 2022. Il évoque une dissimulation d’informations et un préjudice financier important.
La dirigeante thaïlandaise, figure médiatique dans son pays, avait racheté le concours pour 20 millions de dollars avant d’en céder la moitié au groupe Legacy Holding USA de l’homme d’affaires mexicain Raul Rocha Cantu.
Des soupçons encore plus lourds au Mexique
C’est justement ce dernier qui se retrouve maintenant au cœur d’une autre affaire. Selon plusieurs médias mexicains, Raul Rocha Cantu ferait partie d’un groupe de personnes recherchées dans le cadre d’enquêtes pour trafic d’armes, de drogue et de carburant. Des liens supposés ont été évoqués entre l’entrepreneur et le père de la nouvelle Miss Univers.
Bernando Bosch, haut cadre de la compagnie pétrolière publique Pemex et père de Fatima Bosch, a formellement démenti toute relation avec Rocha Cantu. Les accusations n’en restent pas moins un sujet sensible, alors que la victoire de la jeune Mexicaine avait déjà suscité des réactions, notamment après qu’elle a été ouvertement critiquée par un animateur de la compétition.
Pression et menaces autour de la nouvelle Miss Univers
Face aux rumeurs et aux attaques, Fatima Bosch a réagi mardi. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, elle déclare avoir reçu « des insultes, des attaques et même des menaces de mort ». La jeune femme appelle au respect et affirme vouloir se concentrer sur ses responsabilités de reine de beauté.
Une institution une nouvelle fois secouée
Le concours Miss Univers n’en est pas à sa première controverse. D’abord propriété de Donald Trump, l’évènement avait changé de mains en 2022 avec l’ambition affichée de se réinventer. Mais les affaires judiciaires visant désormais ses deux copropriétaires viennent fragiliser son image et interrogent sur sa gouvernance.
Alors que l’édition 2025 s’est achevée dans la liesse en Thaïlande, l’organisation se retrouve aujourd’hui dans une zone de turbulences, entre enquêtes pénales, accusations croisées et climat de suspicion. Reste à savoir si Miss Univers pourra préserver sa réputation face à ces nouvelles secousses.
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