Vingt-quatre heures après le dernier contact enregistré, l’Airbus A320-200 de la compagnie AirAsia reste introuvable. Lundi 29 décembre, le vice-président indonésien, Jusuf Kalla, a ainsi expliqué que les objets détectés par un avion de surveillance australien ne provenaient pas de l’appareil disparu au large de l’Indonésie.
L’avion avec 162 personnes à son bord ne répond plus depuis dimanche matin, après avoir demandé à modifier l’altitude de son vol en raison d’une mauvaise météo au-dessus de la mer de Java dans le Pacifique.
Selon CNN, un officiel du ministère des transports précise dans le journal indonésien Kompas, que le contrôle aérien aurait donné la permission à l’avion de tourner à gauche, mais lui aurait interdit de prendre de l’altitude et de monter de 32 000 à 38 000 pieds, comme celui-ci le demandait.
Le directeur général de l’aviation civile indonésienne, Djoko Murjatmodjo, a déclaré que la demande faite par le pilote de dévier de sa route n’avait pas « pu être approuvée en raison d’un trafic aérien trop important. Cinq minutes plus tard, l’avion a disparu ». Six autres appareils se trouvaient dans le secteur au même moment et le ciel était orageux avec la présence de gros cumulonimbus chargés de grêle.
L’Australie, Singapour et la Malaisie ont dépêché des avions et bateaux pour participer aux opérations de recherche qui se dirigent maintenant « vers l’est de l’île de Belitung », une île indonésienne de la mer de Java, située au large de la côte orientale de Sumatra, a indiqué Tatang Zainuddin, chef adjoint des opérations de l’agence indonésienne de recherches et de secours. Les autorités indonésiennes n’ont cependant pas caché leur pessimisme quant à la destinée de l’appareil. Il est probablement « au fond de la mer » ont-elles reconnu lundi matin.
Les proches des passagers attendent des nouvelles tandis que des recherches en mer sont en cours pour retrouver un avion d’AirAsia qui a disparu entre l’Indonésie et Singapour avec 162 personnes à son bord, parmi lesquels le copilote français.
« Compte tenu des informations en notre possession, l’hypothèse est que l’avion est au fond de la mer. C’est une impression préliminaire qui peut évoluer selon le résultat des recherches », a déclaré Bambang Soelistyo, chef de l’agence nationale indonésienne de recherches et secours, lors d’une conférence de presse.
L’Indonésie a indiqué qu’elle n’avait cependant pas « l’équipement » requis, tels des sous-marins nécessaires pour retirer un avion du fond de la mer, mais que le pays ferait appel à d’autres Etats si besoin. « Compte tenu de notre manque de technologie, j’ai travaillé en coordination avec notre ministre des affaires étrangères pour pouvoir emprunter [des moyens] à d’autres pays qui ont proposé de l’aide. Il s’agit du Royaume-Uni, de la France et des Etats-Unis », a-t-il dit.
Le Monde

