En moins d’une semaine deux étudiants ont succombé sous les coup de feu des forces de l’ordre.
Samedi dernier, Damael D’Haïti, un étudiant de la faculté de droit et des sciences économique a été descendu au local de la faculté par un agent de l’ordre. Et 6 jours plus tard, encore une autre personne identifiée comme un etudiant a été assassiné encore par les agents de l’ordre! Transporté d’urgence à l’hôpital général, cet présumé étudiant qui a reçu des projectiles au thorax a succombé de ses blessures.
La nouvelle a ébranlé tout le pays. Tout les secteurs étaient en état de choc à l’annonce de cette terrible nouvelle
Logiquement plusieurs étudiants sont descendus à l’hôpital de l’université d’Haïti pour pouvoir identifier la victime et sans doute pour apporter leur soutient à la famille et amis sidérés par ce deuil. Mais à leur arrivé, les étudiant se sont heurtés à une barrière de policiers qui leur coupait l’accès à l’Hôpital.
Frustrés, Les étudiants ont occupés les rues, ils ont érigé les barricades enflammé et ont incendié un minibus immatriculé SE 09439 à l’avenue Christophe à proximité de l’Eglise de Lochard Remy.
Cependant, cette épisode intrigante était loin d’être terminé. Il a fallut que le Porte Parole de la PNH fasse son entrée on ne peut plus remarquable, en qualifiant la victime de voleur. Selon le porte parole cité par radio Kiskeya, l’individu en question est un bandit tombé sous les balles d’un particulier qu’il a tenté d’attaquer.
Toutefois les plus avisés se demandent comment est ce que le porte parole de la police Frantz Leurebour, a pu découvrir que la victime était un voleur? A noter qu’aucune pièce d’identité n’a été retrouvée sur le cadavre du jeune homme. Plus d’un se demande s’il ne s’agit pas d’une tactique des autorités pour calmer les nerfs? On se demande aussi si, au fait, la PNH ne redoute-t-elle pas les représailles après deux actes d’assassinat contre deux étudiants de l’UEH?
Comme le dit notre proverbe: “tou manti pa fon”. Si on arrive à identifier l’assassiné et qu’effectivement il s’agirait d’un étudiant, et que les étudiants, pour demander justice pour leurs camarades, organiseraient des manifestations, comme l’a dit notre chanteur, “manman pitit mare vant paske pral gen yon kouri”
Wilner Bossu

